| TRAVERSE | ||||
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| LA PRISON |
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| Kytheon, héros d'Akros par : | Willian Murai
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La nuit, l'obscurité de la prison était complète. Elle enveloppait les murs de pierre et s'insinuait dans les haillons des prisonniers, une tache d'encre qui, le matin venu, ne disparaissait pas complètement dans la pâle lumière du jour qui parvenait à s'introduire par les meurtrières étroites. Dehors, quand le vent se calmait, les ténèbres inertes devenaient trop pesantes pour certains prisonniers.
Mais ce n'était pas ce qui préoccupait Kytheon, un voleur de treize ans, qui passait sa première nuit dans le noir. Il était plus intrigué par un détail dont on lui avait fait part en plus d'une quantité d'informations sur les routines, les règles et l'ordre général des choses dans la prison. C'était ce que Drasus, un de ses amis du Quartier des étrangers, lui aussi prisonnier, lui avait dit. « Hixus est l'administrateur, mais c'est Ristos qui dirige vraiment les lieux. »
Kytheon avait dû faire une grimace. « Essaie de comprendre, l'avait prévenu son ami. Ristos ne ressemble pas aux voyous que les Irréguliers ont expulsé du Quartier. Il se considère comme un roi. C'est un monstre. C'est pourquoi il est ici. »
« Nous sommes ici », avait contré l'adolescent.
« Tu es ici parce que tu t'es fait prendre comme un incapable en volant des légumes pourris et une poignée de pièces. Moi, je suis ici parce que je me suis battu. Nous ne sommes pas des tueurs. Alors sois sur tes gardes, c'est tout. » Drasus avait haussé les épaules comme si c'était dans l'ordre des choses.
Mais ce n'était pas ce qui préoccupait Kytheon, un voleur de treize ans, qui passait sa première nuit dans le noir. Il était plus intrigué par un détail dont on lui avait fait part en plus d'une quantité d'informations sur les routines, les règles et l'ordre général des choses dans la prison. C'était ce que Drasus, un de ses amis du Quartier des étrangers, lui aussi prisonnier, lui avait dit. « Hixus est l'administrateur, mais c'est Ristos qui dirige vraiment les lieux. »
Kytheon avait dû faire une grimace. « Essaie de comprendre, l'avait prévenu son ami. Ristos ne ressemble pas aux voyous que les Irréguliers ont expulsé du Quartier. Il se considère comme un roi. C'est un monstre. C'est pourquoi il est ici. »
« Nous sommes ici », avait contré l'adolescent.
« Tu es ici parce que tu t'es fait prendre comme un incapable en volant des légumes pourris et une poignée de pièces. Moi, je suis ici parce que je me suis battu. Nous ne sommes pas des tueurs. Alors sois sur tes gardes, c'est tout. » Drasus avait haussé les épaules comme si c'était dans l'ordre des choses.
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| Illustration par : | Zack Stella
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Il avait trois ans de plus que Kytheon, et un tempérament plutôt agressif. Il avait été emprisonné une saison plus tôt, et cela lui faisait plaisir de le retrouver, mais Kytheon n'avait pas aimé ce haussement d'épaules. Il avait essayé une autre approche.
« Tu es un de mes Irréguliers, Drasus. C'est ce Ristos qui devrait faire attention. »
« Tu dis ça pour le moment, mais il est plus fort que les voyous de l'extérieur. Je te le répète, c'est un roi. » Et Drasus s'était éloigné.
Il y avait toujours des gens qui essayaient de prendre le contrôle du Quartier des étrangers pour établir leurs réseaux de vol, de contrebande et de racket — des brutes comme Anthédès à la Hache Sanguinolente ou des escrocs comme Krévarios le Venimeux. Kytheon savait les reconnaître — il avait passé la majeure partie de sa vie à les affronter — et il était impatient de rencontrer ce Ristos.
« Tu es un de mes Irréguliers, Drasus. C'est ce Ristos qui devrait faire attention. »
« Tu dis ça pour le moment, mais il est plus fort que les voyous de l'extérieur. Je te le répète, c'est un roi. » Et Drasus s'était éloigné.
Il y avait toujours des gens qui essayaient de prendre le contrôle du Quartier des étrangers pour établir leurs réseaux de vol, de contrebande et de racket — des brutes comme Anthédès à la Hache Sanguinolente ou des escrocs comme Krévarios le Venimeux. Kytheon savait les reconnaître — il avait passé la majeure partie de sa vie à les affronter — et il était impatient de rencontrer ce Ristos.
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| Gardien de prison akroen par : | Anastasia Ovchinnikova
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L'aube venue, les nouveaux prisonniers furent enchaînés les uns aux autres et conduits dans un labyrinthe de couloirs de pierre brute. Kytheon compta six autres prisonniers ; deux d'entre eux semblaient déjà connaître la musique. Un garde ouvrit une lourde porte de bois massif et les prisonniers entrèrent dans une salle caverneuse où travaillaient des dizaines de prisonniers.
L'air était vicié, comme la cellule de Kytheon, mais il s'y mêlait aussi une odeur de moisi. Au centre de la salle, un puits circulaire d'environ six mètres de diamètre était creusé dans le sol. Un trou identique disparaissait dans le plafond. Une douzaine de cordes, attachées à un système de poulies, faisaient monter et descendre d'énormes barriques.
« Bienvenue à la Cascade d'Akros, aboya un garde au dos courbé, où l'eau coule vers le haut. » Il rit de sa propre blague. Kytheon ne comprit pas, mais il eut le pressentiment qu'il allait bientôt tout comprendre.
Les autres gardes conduisirent le groupe de prisonniers vers une énorme roue à six rayons. Les prisonniers, répartis par groupes de six par poutre, la faisaient tourner autour d'un axe de chêne massif.
« Premier groupe ! C'est l'heure de la pause ! » annonça un garde. Les prisonniers qui poussaient une des poutres de la roue s'écartèrent, se massant leurs muscles endoloris ou essuyant la sueur qui leur brûlait les yeux.
Kytheon sentit qu'on le poussait dans le dos, et il prit son poste aux côtés de ses nouveaux compagnons. La poutre de bois, usée par toutes ces mains qui faisaient remonter les tonneaux charriant l'eau de la rivière, depuis la vallée jusqu'à la polis d'Akros perchée sur la falaise au-dessus d'eux, était lisse sous ses doigts. C'était ça, la prison. La captivité et le travail forcé. Il allait être traité comme une bête de somme. En fait, ce n'était pas si différent de l'entraînement des hoplites akroens, songea Kytheon avec un petit sourire. Forger le corps comme s'il était fait de marbre, qu'ils disaient — un régime quotidien de course et de transport d'objets lourds. Mais c'était quand il avait voulu devenir soldat. Quand il était enfant. C'était avant qu'il ne soit renvoyé de l'armée, qu'il ne devienne un Irrégulier, un voleur, et avant qu'il ne soit fait prisonnier.
Ses épaules et ses mollets le brûlèrent tandis qu'il poussait la roue. Il essaya d'ignorer la douleur en suivant chaque tonneau entre son apparition et sa disparition dans le puits. Il ne les comptait pas. Il se contentait de les regarder, d'en fixer un autre, puis encore un autre. Il y en avait toujours un autre.
Entre deux barriques, Kytheon observa des prisonniers qui réparaient les tonneaux endommagés. Ils fixaient de nouveaux cercles de fer avec des maillets de bois. Ces hommes avaient l'air en meilleure condition physique, costauds — bien nourris.
Puis, enfin, « Premier groupe ! Eau ! »
Kytheon ne se souvenait pas avoir entendu les autres groupes être appelés, mais il n'allait pas se plaindre. Les jambes molles à présent qu'il n'était plus soutenu par la poutre, il se rendit dans un coin de la salle où des morceaux de maçonnerie servaient de sièges de fortune.
Des prisonniers, vieux et mal-en-point, remplissaient d'eau des gobelets de terre cuite fendus pour ceux qui venaient de finir leur travail, qu'ils leur servaient avec un quignon de pain rassis. La faim n'avait rien de nouveau pour Kytheon. Le Quartier des étrangers d'Akros n'était pas célèbre pour son opulence ou son abondance, et bien des jours, Drasus, le petit Olexo, Épikos, Zénon et lui avaient dû se contenter d'un maigre repas.
Quand il mordit dans le pain, la texture des miettes granuleuses lui fut familière. Il s'affala contre un morceau de maçonnerie. Sa surface froide était un soulagement qu'il avait la ferme intention d'accompagner par une gorgée d'eau. Il porta le gobelet à ses lèvres et laissa le liquide froid lui remplir la bouche.
« Tribut ! » La voix grinçante interrompit son instant de satisfaction. Elle appartenait à un homme corpulent, à peine plus grand que Kytheon, qui circulait parmi les prisonniers du premier groupe.
Sans protester, ils jetaient la moitié de leur ration de pain dans le sac qu'il leur tendait. Kytheon avala sa gorgée d'eau. Ristos ?
L'homme approcha. Il était torse nu, la poitrine couverte de poils drus et noirs, à l'exception de lignes de cicatrices boursouflées.
« Tribut ! » répéta l'homme, s'arrêtant devant Kytheon.
« Oui, d'accord. Tu me proposes quoi ? »
L'homme émit un son rappelant à la fois un grognement et un gloussement. « Mon genou contre ta gorge si tu continues comme ça, garçon. Le roi exige son tribut. »
« Le roi ? Tu es Ristos ? »
L'homme ne répondit pas. Kytheon regarda derrière lui, là où les barriques étaient réparées. Un homme assez grand, large d'épaules, fixait le jeune prisonnier. Il avait une crinière de cheveux grisâtres.
« Nan, tu ne peux pas être lui, continua Kytheon, retournant son attention sur le porteur de sac. On m'a dit que j'aurais peur de Ristos. »
« Tu le devrais », répondit l'homme, les dents serrées. Il se débarrassa de son sac rempli de pain volé, mais Kytheon lui donnait déjà un coup de pied dans le tibia.
Le malfrat poussa un cri de douleur. En un instant, l'adolescent était debout, le martelant de coups au visage. Esquivant facilement sa contre-attaque, il força son adversaire à s'exposer à un autre barrage de poings.
Kytheon sourit. Il sentit une poussée d'énergie familière monter en lui, et il oublia ses muscles endoloris et son ventre qui gargouillait. Il était dans son élément — la bagarre.
Le sbire de Ristos était un combattant expérimenté, Kytheon s'en rendait compte avec son expérience de la bagarre avec Drasus. Ce type était un sac de viande qui pouvait encaisser les coups, mais il était prévisible et, comme toutes les brutes des ruelles d'Akros, il était causant.
« Je vais utiliser ton crâne comme gobelet pour boire mon vin ! » menaça-t-il.
Un autre coup de poing, suivi par une esquive de Kytheon, puis une autre série de coups dans les côtes et la mâchoire.
Continue de parler, songea le jeune homme en tournant autour de son adversaire. Pour Kytheon, le combat était tout une question de réflexes : il était intuitif, instinctif. Encore enfant, il avait découvert que c'était aussi la source de sa magie.
Les autres prisonniers les regardaient se battre, mais personne n'intervint. Il chercha Ristos. Il s'était approché et lui aussi observait la scène.
Puis, d'un seul coup, la vue de Kytheon donna l'impression d'exploser.
Il avait sous-estimé la vitesse de la brute. Il se retrouva par terre, avec l'autre homme déjà sur lui, le ruant de coups. Les premiers touchèrent. L'un d'eux lui écrasa le nez avec un bruit écœurant et provoqua une autre explosion visuelle.
Il devait se reprendre. Se concentrer.
L'homme leva le poing pour le frapper à nouveau. La peau de Kytheon s'éclaira soudain de bandes de lumière ondoyantes.
Le malfrat frappa Kytheon sous l'œil, mais il ne sentit aucune douleur. Au lieu de cela, l'impact créa en lui une décharge d'énergie qu'il convertit en un coup de poing. La mâchoire de son agresseur craqua sous l'impact. L'homme poussa un cri en retombant en arrière.
Le jeune homme se releva ; les bandes de lumière ondulaient toujours sur son corps.
La salle était silencieuse, à l'exception des gémissements de la brute, recroquevillée au sol, tenant dans ses mains sa mâchoire brisée.
L'air était vicié, comme la cellule de Kytheon, mais il s'y mêlait aussi une odeur de moisi. Au centre de la salle, un puits circulaire d'environ six mètres de diamètre était creusé dans le sol. Un trou identique disparaissait dans le plafond. Une douzaine de cordes, attachées à un système de poulies, faisaient monter et descendre d'énormes barriques.
« Bienvenue à la Cascade d'Akros, aboya un garde au dos courbé, où l'eau coule vers le haut. » Il rit de sa propre blague. Kytheon ne comprit pas, mais il eut le pressentiment qu'il allait bientôt tout comprendre.
Les autres gardes conduisirent le groupe de prisonniers vers une énorme roue à six rayons. Les prisonniers, répartis par groupes de six par poutre, la faisaient tourner autour d'un axe de chêne massif.
« Premier groupe ! C'est l'heure de la pause ! » annonça un garde. Les prisonniers qui poussaient une des poutres de la roue s'écartèrent, se massant leurs muscles endoloris ou essuyant la sueur qui leur brûlait les yeux.
Kytheon sentit qu'on le poussait dans le dos, et il prit son poste aux côtés de ses nouveaux compagnons. La poutre de bois, usée par toutes ces mains qui faisaient remonter les tonneaux charriant l'eau de la rivière, depuis la vallée jusqu'à la polis d'Akros perchée sur la falaise au-dessus d'eux, était lisse sous ses doigts. C'était ça, la prison. La captivité et le travail forcé. Il allait être traité comme une bête de somme. En fait, ce n'était pas si différent de l'entraînement des hoplites akroens, songea Kytheon avec un petit sourire. Forger le corps comme s'il était fait de marbre, qu'ils disaient — un régime quotidien de course et de transport d'objets lourds. Mais c'était quand il avait voulu devenir soldat. Quand il était enfant. C'était avant qu'il ne soit renvoyé de l'armée, qu'il ne devienne un Irrégulier, un voleur, et avant qu'il ne soit fait prisonnier.
Ses épaules et ses mollets le brûlèrent tandis qu'il poussait la roue. Il essaya d'ignorer la douleur en suivant chaque tonneau entre son apparition et sa disparition dans le puits. Il ne les comptait pas. Il se contentait de les regarder, d'en fixer un autre, puis encore un autre. Il y en avait toujours un autre.
Entre deux barriques, Kytheon observa des prisonniers qui réparaient les tonneaux endommagés. Ils fixaient de nouveaux cercles de fer avec des maillets de bois. Ces hommes avaient l'air en meilleure condition physique, costauds — bien nourris.
Puis, enfin, « Premier groupe ! Eau ! »
Kytheon ne se souvenait pas avoir entendu les autres groupes être appelés, mais il n'allait pas se plaindre. Les jambes molles à présent qu'il n'était plus soutenu par la poutre, il se rendit dans un coin de la salle où des morceaux de maçonnerie servaient de sièges de fortune.
Des prisonniers, vieux et mal-en-point, remplissaient d'eau des gobelets de terre cuite fendus pour ceux qui venaient de finir leur travail, qu'ils leur servaient avec un quignon de pain rassis. La faim n'avait rien de nouveau pour Kytheon. Le Quartier des étrangers d'Akros n'était pas célèbre pour son opulence ou son abondance, et bien des jours, Drasus, le petit Olexo, Épikos, Zénon et lui avaient dû se contenter d'un maigre repas.
Quand il mordit dans le pain, la texture des miettes granuleuses lui fut familière. Il s'affala contre un morceau de maçonnerie. Sa surface froide était un soulagement qu'il avait la ferme intention d'accompagner par une gorgée d'eau. Il porta le gobelet à ses lèvres et laissa le liquide froid lui remplir la bouche.
« Tribut ! » La voix grinçante interrompit son instant de satisfaction. Elle appartenait à un homme corpulent, à peine plus grand que Kytheon, qui circulait parmi les prisonniers du premier groupe.
Sans protester, ils jetaient la moitié de leur ration de pain dans le sac qu'il leur tendait. Kytheon avala sa gorgée d'eau. Ristos ?
L'homme approcha. Il était torse nu, la poitrine couverte de poils drus et noirs, à l'exception de lignes de cicatrices boursouflées.
« Tribut ! » répéta l'homme, s'arrêtant devant Kytheon.
« Oui, d'accord. Tu me proposes quoi ? »
L'homme émit un son rappelant à la fois un grognement et un gloussement. « Mon genou contre ta gorge si tu continues comme ça, garçon. Le roi exige son tribut. »
« Le roi ? Tu es Ristos ? »
L'homme ne répondit pas. Kytheon regarda derrière lui, là où les barriques étaient réparées. Un homme assez grand, large d'épaules, fixait le jeune prisonnier. Il avait une crinière de cheveux grisâtres.
« Nan, tu ne peux pas être lui, continua Kytheon, retournant son attention sur le porteur de sac. On m'a dit que j'aurais peur de Ristos. »
« Tu le devrais », répondit l'homme, les dents serrées. Il se débarrassa de son sac rempli de pain volé, mais Kytheon lui donnait déjà un coup de pied dans le tibia.
Le malfrat poussa un cri de douleur. En un instant, l'adolescent était debout, le martelant de coups au visage. Esquivant facilement sa contre-attaque, il força son adversaire à s'exposer à un autre barrage de poings.
Kytheon sourit. Il sentit une poussée d'énergie familière monter en lui, et il oublia ses muscles endoloris et son ventre qui gargouillait. Il était dans son élément — la bagarre.
Le sbire de Ristos était un combattant expérimenté, Kytheon s'en rendait compte avec son expérience de la bagarre avec Drasus. Ce type était un sac de viande qui pouvait encaisser les coups, mais il était prévisible et, comme toutes les brutes des ruelles d'Akros, il était causant.
« Je vais utiliser ton crâne comme gobelet pour boire mon vin ! » menaça-t-il.
Un autre coup de poing, suivi par une esquive de Kytheon, puis une autre série de coups dans les côtes et la mâchoire.
Continue de parler, songea le jeune homme en tournant autour de son adversaire. Pour Kytheon, le combat était tout une question de réflexes : il était intuitif, instinctif. Encore enfant, il avait découvert que c'était aussi la source de sa magie.
Les autres prisonniers les regardaient se battre, mais personne n'intervint. Il chercha Ristos. Il s'était approché et lui aussi observait la scène.
Puis, d'un seul coup, la vue de Kytheon donna l'impression d'exploser.
Il avait sous-estimé la vitesse de la brute. Il se retrouva par terre, avec l'autre homme déjà sur lui, le ruant de coups. Les premiers touchèrent. L'un d'eux lui écrasa le nez avec un bruit écœurant et provoqua une autre explosion visuelle.
Il devait se reprendre. Se concentrer.
L'homme leva le poing pour le frapper à nouveau. La peau de Kytheon s'éclaira soudain de bandes de lumière ondoyantes.
Le malfrat frappa Kytheon sous l'œil, mais il ne sentit aucune douleur. Au lieu de cela, l'impact créa en lui une décharge d'énergie qu'il convertit en un coup de poing. La mâchoire de son agresseur craqua sous l'impact. L'homme poussa un cri en retombant en arrière.
Le jeune homme se releva ; les bandes de lumière ondulaient toujours sur son corps.
La salle était silencieuse, à l'exception des gémissements de la brute, recroquevillée au sol, tenant dans ses mains sa mâchoire brisée.
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| Illustration par : | Eric Deschamps
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Du sang coulait du nez de Kytheon, sur son menton et sur sa tunique. Il cracha un glaviot écarlate sur la pierre, prit le sac de pain abandonné et en sortit un quignon. Tous les regards étaient rivés sur lui, mais Kytheon, lui, fixa Ristos et mordit dans le pain à pleines dents.
Le soi-disant roi fit un geste et une demi-douzaine de prisonniers encerclèrent l'adolescent.
Kytheon essuya le sang de sa bouche d'un revers de la main, l'étalant sur sa joue. Il regarda chacun des sbires de Ristos droit dans les yeux, puis se tourna vers leur patron en souriant.
Il ne fallut pas longtemps aux gardes pour se frayer un chemin parmi les prisonniers, mais Kytheon était plus rapide. Quand ils arrivèrent, l'adolescent, le visage et les poings couverts de sang, rossait le dernier des hommes de Ristos.
Lorsque les gardes lui tombèrent dessus, il se laissa tomber au sol, épuisé, et totalement satisfait.
Le soi-disant roi fit un geste et une demi-douzaine de prisonniers encerclèrent l'adolescent.
Kytheon essuya le sang de sa bouche d'un revers de la main, l'étalant sur sa joue. Il regarda chacun des sbires de Ristos droit dans les yeux, puis se tourna vers leur patron en souriant.
Il ne fallut pas longtemps aux gardes pour se frayer un chemin parmi les prisonniers, mais Kytheon était plus rapide. Quand ils arrivèrent, l'adolescent, le visage et les poings couverts de sang, rossait le dernier des hommes de Ristos.
Lorsque les gardes lui tombèrent dessus, il se laissa tomber au sol, épuisé, et totalement satisfait.
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